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François Coulaud

Balade en Cadillac (22)

Gravir les marches de l'escalier Denis Papin,  c'est s'élever lentement au dessus de la ville de Blois.
Prenez votre temps, il est long cet escalier.
Superbe, oui.
Mais interminable si l'on n'y prend garde. Ménagez votre souffle, régulez les battements de votre cœur, vous avez toute la vie pour arriver.
Comme disait une charmante vieille dame qui les gravissait deux fois par jour : "Si je reste en forme, c'est que je fais mon Step quotidiennement".
Et elle avait la forme, vous pouvez me croire.
D'abord il commence large s'étendant de part et d'autre d'un parterre ovale, puis il s’étrécit un rien, mais garde son amplitude. Il est l'un des symbole de Blois, la ville des rois, il ne saurait devenir étroit.
Peu à peu vous dépassez les façades, vous vous envolez au dessus des toits, le pont apparait puis la longue avenue qui monte là-bas sur la coteau en face. Pour finir, voici la Loire qui ne dévoile son eau grise et souple qu'au dernier moment telle une coquette présentant sa toilette.
Si vous avez du courage, de la persévérance, comptez les degrés.  Vous me direz combien ils sont, pour ma part, je n'y suis jamais arrivé.
Quand vous arrivez tout en haut, prenez le temps de vous arrêter sur la courte terrasse qui s'avance au dessus des marches. Profitez de la vue, reprenez votre souffle.
Ensuite, continuez la rue devenue piétonne. Elle vous emmène, au long de deux rangées de maisons anciennes, pour certaines à colombages, vers la longue place où se dresse la cathédrale.
Imperturbable.
Encore quelques pas...
Un portail de fer ajouré, une cour carrée, la façade de la mairie blanche et sobre, puis cette porte qui s'ouvre sur le parc.
Magique.
D'ici, on domine le fleuve d'Est en Ouest, la ville en dessous, le pont sur la droite, et puis toute la vallée de la Loire sur des kilomètres.
Nous choisissons un banc face à la rambarde qui domine le paysage.
Je passe mon bras derrière les hanches d'Annabelle.
- L'un des plus fantastiques panoramas que je connaisse.
- Oui.
Elle s'approche lentement, pose sa bouche sur la mienne.
Plus rien n'existe.
Que la vie et Annabelle...
Si belle.

 

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